S U P E R V I E

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Chapitre 3: les choux de bruxelles

Chapitre 3: les choux de Bruxelles

 

Voici le récit que m'a fait jérome, je le retranscrit tel que je l'ai trouvé sur sa clé USB

[anonyme]

 

 

 


J'étais finalement parvenu à trouver le lieu de la conférence. 17, passage des Dames, a Bruxelles. Venant de me remettre (a peine) d'une rupture avec une cocotte parisienne, je me trouvais alors dans une de ces sortes d'états, entre le dégout de vivre et la simple curiosité du badeau qui se demande quelle sordide aventure la vie n'allait pas amener sur son chemin. C'est dans cet état d'esprit que j'arrivai à sur les lieux de ma promenade.
C'était d'ailleurs un étrange endroit, ce passage des Dames. Bleutés, les vitraux de verre épais avec leur armature en cuivre rouillé qui ne laissaient passer qu'un peu de la lumière tiède de ce mois de Novembre, créaient déja la plus étrange des atmosphères. Partout, des magasins de luxe, chocolats hors de prix, cravates et costumes chics, pipes de collections et poupées anciennes, autant d'articles  figés derrière les somptueuses vitrine. Mais il ne faisait, tout de même pas très chaud. Cette espèce de pluie tiède, on aurai dit de la graisse fondue. Enfin, j'exagère toujours un peu mes effets littéraires, il est vrai. On ne se refait pas.
Je parvins cependant à atteindre le numéro 17 sans rebrousser chemin: une porte vraiment pas très large, qui ouvrait sur un escalier feutré, avec tapis rouge maintenu en place par ses barres de cuivre. Je suis monté jusqu'au 3eme étage, a pieds,  après avoir tenté vainement d'appeller l'ascenseur, visiblement en panne ce jour la.
"Conférence: Sur la philosophie des anciens Spirites, au XIXe Siècle" , par madame la Contesse et Poétesse Nadja  Sendozee.
Quel nom ! C'est bien ce qui m'avait d'ailleurs fait tiquer, sur le carton d'invitation... Et qui m'avait finalement amené a m'y..intéresser.
J'avais trouvé ce machin sur le web, en recherchant des infos via google, sur tout ce qui pouvait concerner les anciens spirites en effet. Fascinant, parce que c'était vraiment un domaine méconnu de l'histoire des idées. Saviez vous par exemple qu'un certain Gabriel Delanne avait écrit un opuscule superbement idiot:  "le spiritisme devant la science".. Un mélange vraiment charabiesque de pures superstitions , melées a de savantes affirmations (toutes sans aucun fondement, bien sur), sur les rapports "scientifiques" entre .. le corps, et l'âme ? Ou bien encore.. que l'évèque de Madrid avait provoqué, en 18xx (compléter) un immense auto-da-fé, au cours duquel il fit bruler des centaines d'ouvrages spirites ? Visiblement, notre sainte mère l'église n'aimait pas.. la concurrence. Enfin, le spiritisme, ca n'était donc pas que les tables tournantes.. Mais encore, sans doute, plein d'autres choses a découvrir.


A vrai dire, ça n'était d'ailleurs pas tout a fait ça qui m'avait attiré ainsi a Bruxelles, par cette froide après midi de Novembre. J'avais repéré depuis le web qu'il y'allait avoir cette foutue conférence, et j'avais rempli le formulaire d'inscription. On m'avait alors retourné un .. carton d'invitation: un carré de bristol imprimé, de couleur pourpre, flanqué de la "main de fatma", chère à l'héroine d'André Breton: "Nadja", qui s'y détachait, comme incrustée et de couleur argent. Le carton précisait également l'adresse ainsi que le jour et l'heure de la conférence: mardi 28 Octobre 2010, à 4 heures 17 exactement.
Plus que la précision curieuse indiquée sur la fiche, c'était évidemment , le nom de l'étrange conférencière  qui m'avait fait "tilt". Sendozee ? Curieuse consonnance. Sandozee.. Sandozee ? c'est un nom Sud-africain, ça ? . Marrant en tous les cas. Et qui était cette Nadja de pacotille, qui se réclamait explicitement ainsi de .. l'héroine d'"André Breton, jusqu'au point que d'aller ainsi organiser une .. conférence sur le spiritisme dans une .. galerie ancienne de Bruxelles, respectant ainsi les "canons" du genre ? Bah, sans doute une de ces bourgeoises désoeuvrées, qui occupent leurs après midi à se piquer d'ésotérisme. Sans doute, d'ailleurs, ça n'irait pas plus loin que cela.
La date, mentionnée discrètement sur le bristol, ainsi que l'heure associée, m'apparurent comme curieuses: sans doute elles avaient été choisies avec soin. Mais, peut être, s'agissait il (encore) d'un de ces hasards improbables dont mère nature à le secret  ? En tous les cas, n'ayant rien de mieux a faire (c'est bien ça, le drame du.. rentier. Il faut qu'il .. s'occupe), et une fois reçu le carton d'invitation, d'y aller, à cette conférence. Bruxelles n'étant plus qu'a une grosse heure de Paris, avec le TGV.. Pour le reste, je saurais bien me débrouiller sur place.. Je connais un peu cette ville, qui mélange d'anciennes esthétiques improbables avec parfois des endroits d'une laideur crasse.. toute cette sorte de charme, quoi.

Je me retrouvai donc après avoir montré mon bristol à l'entrée, dans une grande pièce très sombre, dont on avait visiblement tamisé les lumières jusqu'à y créer une ambiance de quasi-obscurité. Je m'installai donc au mieux, sur une chaise de libre, dans la pièce, sans doute le salon d'une ancienne maison de maitres, et assez haute de plafond, ou devait se dérouler l'exposé annoncé. Au centre, trônait un rétro-projecteur de bonne facture, mais qui n'affichait rien. Enfin, une petite estrade , visiblement en bois recouvert de papier crépon noir pour faire plus "mystère", vers laquelle se tendaient les regards de toute l'assistance: assistance fort claisemée, d'ailleurs: il n'y avait la qu'une petite dizaine de personnes, dont la variété hétéroclite m'amena a me poser des questions sur le type et la composition sociales des Bruxellois désoeuvrés en semaine, au point que de trouver naturel d'aller s'encanailler ainsi à écouter un exposé rasoir sur les racines du spiritisme. Derrière l'estrade, on avait tendu également un drap noir,dont un écran de cinéma déroulant portatif, du type de ceux que l'on utilise précisément lors de ce type d'occasions, ou bien pour projeter des photos de vacances, masquait pratiquement la vue, pas suffisament toutefois, pour que l'on ne puisse pas y remarquer, sur le coté gauche, une grande main de fatma découpée à la hate dans du papier d'argent, de celui utilisé habituellement pour emballer les aliments de cuisine.

La lumière était d'ailleurs faible, comme déjà préparée pour accueilir le film ou bien les diapositives que l'on allait pas manquer de nous montrer ici. Mais , de conférencière, point.
Je m'enquis sur l'heure a laquelle allait commencer le processus auprès de l'un des participants, un homme d'une cinquantaine d'années, à l'allure de vieux fakir défraichi: mince jusqu'à la maigreur, avec un visage moitié indien, moitié on ne sait quoi, pas trop bien rasé d'ailleurs, et emballé dans une espèce de costume défraichi qui sentait encore la naphtaline du placard d'ou visiblement l'on venait de le sortir , en chuchotant (a cause de l'ambiance): excusez moi, vous savez quand ça commence ?
L'homme me répondit sur le même ton, voire en chuchotant encore plus : "Ca ne devrait pas tarder. Je pense qu'"elle" doit etre en train de se préparer.
Il avait prononcé ce "elle" , un peu en accentuant le mot, comme un ton au dessus, on aurait dit qu'il l'avait pensé, ce "elle", avec les guillemets autour, et qu'il avait voulu me le faire comprendre.
Bon, "elle" n'est pas encore arrivée, mais "elle" ne saurait tarder, me dis-je alors. Il n'y à qu'a attendre, et puis, "nous verrons bien !" . Tiens, mais pourquoi diable prononce-t'il ce "elle" de cette manière ? Est ce que cette "elle" serait un .. "lui" ? J'espère que ca n'est tout de même pas .. un travesti ? enfin, pourquoi pas, après tout. Si ça lui chante.
Il régnait tout de même dans la pièce a la lumière glauque, une espèce d'ambiance mi-comique, mi-étrange, qui évoquait pour moi aussi bien la "magie" de la prestidigitation du .. musée Grévin (encore une improbable référence a .. nadja, d'ailleurs), que celle, nettement plus comique, qui constituait sans doute la conférence stupide de .. Pïerre Dac et de son accolyte, lors du célbre sketch "le Sar.. rhabindrana.. Duval". Le Sar.. dine à l'huile, me disais-je alors.. Car toute l'ambiance commençait a m'agacer un peu. Et de conférencière, toujours pas.. Sans compter que je commençais a avoir faim, sans doute.
Et quand je pense que tu t'es tapé tout ce voyage.. uniquement sur la base de quelques coincidences dans le nom et la date.. Vraiment, mon cher, tu es.. ridicule, et tu as de l'argent à dépenser pour rien. Madame la Poétesse Nadia Sendozee se faisait visiblement attendre. Etait-ce du à la préparation de quelque bloc de parrafine fondue, dans laquelle elle allait glisser ses mains pour nous révéler ensuite l'image d'un .. ectoplasme, parfaitement matérialisé ? Sans doute, il devait y avoir quelque chose dans la préparation qui devait.. foirer quelque peu.
La lumière se mit à remonter un peu, tandis que le faible brouhaha des différents spectateurs qui sans doute, avaient jugé bon de tuer le temps comme moi en attendant le début de la conférence, se transformait en un silence attentif, révélateur que quelque chose se passait.
Je vis alors notre conférencière.  Une jeune fille s'avançait en effet, a pas comptés. Elle était habillée des plus improbables frusques qu'il m'avait jamais été donné de voir chez une personne de théatre ou bien dans la vraie vie. (Je parle ici bien sur des clochards, mendiants, ou bien artistes de toutes espèces) , qu'on en juge.
Un incroyable "burnous" de la même couleur que.. le carton d'invitation, c'est a dire d'un pourpre tirant sur le brun, enveloppait en de multiples circonvolutions, le corps d'une toute jeune fille, presque une enfant, ne laissant paraitre que le  visage de tout l'étrange personnage. Sans doute et comme pour ajuster cet étrange vètement, une fine ceinture en argent brillant ceignait sa taille fine, ornée en son centre à l'endroit du nombril d'une étoile argentée qui semblait comme grossièrement découpée dans une espèce de carton peint.
Enfin, sur sa tête, par un effet qui tirait entre le comique et le grotesque, une simple bougie de cuisine, allumée, tenait comme par le plus grand des hasards. Au même moment, des assistants, sans doute, venaient d'activer par un ingénieux dispositif électrique caché, l'allumage de plusieurs de ces feux d'artifices miniatures d'anniversaires qui lancent de multiples éclats brillants tout en se consumant en crépitant. L'effet en était saisissant, puisque l'inconnue paraissait alors s'avancer comme entourée d'une myriade de confettis de lumière, virevoltant dans tous les sens. Visiblement, notre "Poétesse" savait soigner ses effets spéciaux. La jeune fille semblait cependant avoir les yeux cernés, mais en regardant mieux, je crus apercevoir comme tout un jeu de paillettes multicolores qui constituaient visiblement un maquillage très apprèté.. Les pieds, petits, mais bien proportionnés dépassaient à peine de cet étrange atiffement, et étaient chaussés de ballerines de couleur mauve.. Elle semblait ainsi glisser sur l'épais tapis, depuis la porte  située à la droite de la scène d'ou elle était apparue subitement, puis , gravissant avec un remarquable équilibre les quelques marches qui montaient à l'estrade de taffetas noir, et , toute entourée de ces multiples étoiles virevoltantes , elle finit par arriver lentement, solenellement se tenant debout, au milieu de la scène, sans avoir renversé le moins du monde son couvre-chef lumineux et vulgaire..

Je pus alors mieux distinguer son visage, et ne manquai pas d'être saisi par son extrème beauté; tant il est vrai que la beauté ne se situe pas tant dans la régularité des traits: toute femme un peu "belle" possèdera a minima cet archétype, jusqu'à en paraitre commune . Mais, avec notre Nadja de pacotille, ici, c'était autre chose. L'expression même que l'arrangement des traits faisait paraitre, était celle, indiscutable,a laquelle une aristocratie du jugement du beau aurait accordé évidemment la plus haute récompense. Je jugeai alors que si par un effet du hasard cet équilibre tout emprunt de grâce ne se retrouve, en général, que une ou deux  fois par Siècle chez un être animé, alors, j'étais indiscutablement ici en présence de ce cas fatal, qui va arracher comme avec un couteau tout sanguinolant le coeur du poète, pour le persuader que sa poésie vient enfin de trouver indiscutablement son objet, sa muse, pour ainsi dire, en même temps que sa .. damnation. Car c'était bien de damnation qu'il s'agissait ici, et sous les dehors de toute cette mise en scène rudimentaire, l'on ne pouvait au fond trouver autre chose qu'un prétexte à l'écrin d'un caprice. Notre jeune reine de beauté ne pouvant ici que se manifester sous cette forme unique: celle qui nous montre que, au fond, l'homme amoureux n'est là que pour céder aux exigences de la jeune fille. Et, quand bien meme cette dernière serait aveuglée au point que la raison ne puisse plus guider ses pas vers des actes sensés, le voyageur ainsi attiré par son chant ne peut échapper, et se voit alors contraint de s'exécuter. C'est généralement alors a ce moment ou il va ruiner sa vie, ainsi que se ruiner lui même, seul reste alors l'espoir de la damnation: opiums, alcools, puis la déchéance et la mort assurée.

Avec un geste mesuré, elle saisit alors la bougie allumée qui coiffait sa tête, et la déposa, sans l'éteindre, devant elle sur la petite table en bois rudimentaire qui se trouvait sur l'estrade. devant elle.
Puis, elle parla.
"Je suis Nadja. Je suis la source, le commencement et la fin de toutes choses. En moi, croyez, ou bien, soyez convertis en Hélium !
 Je suis la lumière de ce  Soleil. J'aveugle celui qui croit en moi, afin qu'il comprenne que je suis la source de toute lumière.
VOUS ! Etres privilégiés, Contemplez la Magicienne, l' Etre de lumière. Voici que Lucifer vous enseigne ! ECOUTEZ !
- L'univers n'existe pas !  Nos pensées CREENT L'univers ! Nos pensées SONT l'univers. De VOS pensées, je suis l' Inspiratrice ! VOS pensées sont MES pensées.
Observez L'Essence de toutes choses !
Je suis Nadja ! je suis l'Origine, le Commencement et la Fin de toutes choses .
Que m'importe la souffrance ! Que m'importe les immenses brulures de tout mon être. Que m'importe les Immensités entre les astres. Je suis la lumière. Je suis l'univers.
Ne pensez pas ! Je suis NADJA. Je suis la Souffrance !
IL EN EST AINSI !
"

La petite personne souffla alors la bougie, puis salua le public, sous ce qui aurait pu alors paraitre comme un "tonnerre" d'applaudissements, si l'assemblée avait été moins clairsemée.. Mais en fait, l'assistance semblait surtout.. choquée par ce qui aurait pu s'apparenter a du mauvais.. théatre d'amateur.. Fasciné cependant par son numéro aussi bien que par la joliesse de la donzelle, je me mis a faire chorus aux quelques applaudissements, bien que restant mi interloqué mi amusé par les propos quelque peu incohérents et frappés du sceau d'une naiveté visiblement encore toute adolescente, de cette étrange ésotériste de cabaret attifée de son ridicule bournous.
La jeune conférencière se dépouilla alors rapidement de son vêtement d'appret et se débarrassa promptement du tissu de couleur pourpre qui la recouvrait de la tête au pieds en le laissant négligemment choir à terre, laissant ainsi apparaitre un tailleur noir et blanc du dernier chic, qui semblait avait été conçu pratiquement sur mesure pour l'habiller, comme si elle allait effectuer maintenant, non plus un numéro d'ésotérisme indien, mais un défilé de mode pour femmes d'affaires pressées.

Un assistant, vétu à l'européenne pour ainsi dire, lui apporta alors un.. ordinateur portable, un de ceux de taille "mini" qui sont actuellement à la mode dans les magasins de téléphonie mobile, ainsi qu'une chaise, sur le modèle toute fois de celle qui supportaient les fondements des spectateurs. Sans doute ce mobilier rococo faisait il parti de la dotation de la salle de conférence, et avait été loué avec le reste.

Visiblement, tout le système était prévu pour actionner le rétro-projecteur. la jeune fille commença alors à parler, du ton paisible d'une conférencière scientifique ordinaire, tandis qu'une première diapositive de présentation de type "power point" s'affichait à l'écran.


On se serait cru maintenant, dans la plus banale des présentations commerciale des résultats annuels d'une quelconque entreprise de taille moyenne. La fifille commença alors son exposé..

" Mesdames ,messieurs, je vous souhaite la bienvenue à notre conférence sur l'histoire du spiritisme. J'avoue que je n'ai pas pu résister au plaisir de vous proposer une introduction sur un mode quelque peu.. dramatique . Comme vous avez pu le remarquer, ce discours ne contenait que.. du vent, et .. aucun  élément auquel la science ne saurait tirer quelque chose de valide.. Mais, n'ayez crainte.. nous allons maintenant aborder ces aspects du SPIRITISME, sous l'aspect stric de la science historique. J'espère en tous les cas que mon petit numéro d'introduction vous aura amusé.
(timide brouhaha dans la salle, on entend des "ouii",  des "absolument", des "certainement".. Mais enfin, le public reste un peu... géné.)

L'espèce de rectangle blanchâtre de lumière, typique d'un projecteur de diapos dans lequel on à oublié d'introduire une diapositive, se transforma alors .. en là première diapositive. Elle représentait , sur fond noir, le sigle Yin / yang, bien connu des ésotéristes de tout poil. La jeune fille repris

- Mais, tout d'abord, qu'est ce que l'Univers ? L'univers est il comme nous nous le représentons, nous, etres de configuration galactique spéciale, a qui "dieu" donna la conscience ? Notre réponse, ici, a l'aune de la science moderne, est bien claire: "absolument pas".

Je commençai a me dire alors "bon, c'est tout de même bien ce que je pensais. Encore une qui se fait un film.. et qui est tombée dans cette histoire des  ummites quand elle était petite. En plus, il semble qu'elle soie véritablement ravagée dans sa tête.. Dommage, pour une aussi jolie fifille.. Mais ce qu'il lui faudrait  c'est.. un bon psychiatre. Je me demande ce qu'en pensent ses parents.. Encore une histoire de divorce, sans doute.. Sans compter que tout ça a un cout: la location de la salle, par une ado ? Surréaliste.. Elle devrait faire son numéro le jour d'halloween, au moins ça amuserait les enfants"..
La nana continuait son exposé, visiblement ça allait être ... rasoir au possible. Toutefois je me disais que, sous couvert d'une demande de renseignements complémentaires, voire d'un.. autographe, pourquoi ne pas essayer de nouer quelques liens ? après tout, je n'étais pas spécialement pressé, et personne ne m'attendait vraiment à .. Paris. Donc.... ?

- Absolument pas, pourquoi ?

Une nouvelle dia apparut sur l'écran. Elle représentait cette fois ci une.. bouteille de Klein. C'est a dire, une espèce de surface topologique compliquée, de bouteille en forme de serpent qui se mord la queue. Il y'a d'ailleurs des illustrations de ce machin sur internet, il suffit de taper ce mot clé.

- L'univers est, en fait, comme un pieu qui se plante lui même. C'est un processus sans procédé. Je suis venue pour vous expliquer ceci car c'est important.Voyez vous, qu'est ce qui caractérise notre hominisation, de fait ? Eh bien, c'est simple. C'est précisémént que, dans ce processus, l'univers va former.. des ilots de conscience. Et, dans ces ilots de conscience, il y'a des hiérarchies. Tous les êtres ne sont pas conscients de la meme manière, depuis les premières cellules jusqu'aux.. hominidés supérieurs. Ce sont ces derniers qui, précisément possèdent, une .. âme. Mais cette âme, est elle comme nous pouvons nous l'imaginer ? A ceci, les premiers spirites, conscients de ce phénomène, ont tenté d'apporter des réponses. Nous allons maintenant les examiner ici. Quelles sont ces réponses, et, comment y distinguer le vrai du faux ?

Je commençait a m'inquiéter, par ce que si il allait y en avoir pour.. encore une bonne heure ... ? on n'était pas sorti de l'auberge..

C'est à ce moment là que ça a commencer à pas bien se passer.

D''abord, l'espèce de fakir, à coté de moi, s'est levé d'un coup: il venait juste en même temps de tirer de la poche de sa veste un glock 19. Il a visé la fille, et puis pow pow pow pow pow . Le gars a vidé son chargeur sur la poétesse, et puis, profitant du bordel qui venait de s'établir concommitemment à son geste de terroriste fou mais qui sait ce qu'il fait quand même, il à cavalé vers la porte. j'étais tellement interloqué que je n'avais meme eu le temps de réagir. Ensuite, je me suis dit qu'il devait y avoir des choix a faire. J'ai choisi précisément l'option 2: cavaler après notre fakir déjanté. Pour Nadja, mon dieu, eh bien, si elle était vraiment ce que je pensais qu'elle était, il ne devait pas y avoir grand mal. Maintenant, ce type, il venait juste de défourailler sur ma muse, que je venais juste d'ailleurs de remarquer qu'elle ferait, nonobstant un choix forcément un peu exo-antrhopologique une muse a peu près correcte, et ça, je trouvais pas l'idée convenable.
Heureusement, j'avait plutot bien dormi les nuits précédentes.
Je me suis mis a cavaler après le type, qui descendait l'escalier comme un ouf, a grandes enjambées. Evidemement, à ce petit jeu, c'est le premier qui se casse la figure qui a perdu. Visiblement, en fait de vieux fakir abimé, le gars tenait la forme.  On est sorti dans la galerie, lui d'abord, puisque ce connard avait de l'avance, et moi, derrière. Je l'ai repéré, il zig-zaguait dans la foule,

 

< à suivre, version 0.3 de 2009 à revoir >

 



08/08/2017
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